Démence avec une petite dose de lithium ?
Un cas clinique
C’est probablement l’une des histoires qui a changé ma façon de voir le lithium.
Le patient
M. X a 40 ans. II est directeur de banque. J’ai fait sa connaissance il y a 2 ans, alors qu’il se plaignait de problématiques anxieuses qui prenaient de plus en plus d’ampleur. Il était jusqu’ici fonctionnel, passant d’un métier prestigieux à un autre. Il n’a pas de difficultés financières, interpersonnelles ou cognitives.
Les premières prescriptions
Le premier antidépresseur est inefficace, le second l’aggrave. La prégabaline l’améliore transitoirement, et son angoisse se dégrade ensuite. Plus le temps passe, plus je le trouve mixte. Quand on essaie de tout arrêter, il est bien quelques semaines, et ça repart de plus belle.
La psychothérapie est sans efficacité, il a du mal à trouver quelqu’un qui puisse lui donner le change. Il faut dire qu’il a une intelligence qui m’intimide un peu.
On terminera par essayer la lamotrigine, qui le rendra définitivement mixte. C’est à ce moment que j’ai sorti ma molécule préférée.

