Lecture critique d'article - réponse
J’ai reçu une critique à mon article sur les difficultés méthodologiques avec les personnes s’identifiant comme “autre” dans les enquêtes faites en ligne, récemment publiée par l’ANEMF, l’association nationale des étudiants en médecine de France.
La critique vient d’Aurélie L, chercheuse socio urbaniste sur Threads.
Je la remercie pour ses commentaires, c’est une étape indispensable. Certains diront que c’est de la politique ; je pense que ça relève de la psychiatrie – à défaut, de compétences interpersonnelles. Je répondrai tweet par tweet. Je vous invite à faire l’effort de suivre, vous apprendrez probablement des choses.
Je vais revenir sur un des derniers rage bait du Dr Sikorav : utiliser tout un tas de d’arguments fallacieux et mobiliser un langage pseudo-scientifique pour arriver à dire, à propos d’une étude sur la santé mentale d’étudiant.es en médecine qui parle notamment des personnes trans & non-binaires, que c’est la sensibilisation à ces enjeux qui créerait en réalité la discrimination
Réponse : Je n’ai jamais dit que c’est la sensibilisation qui créerait la discrimination. J’ai dit, verbatim, qu’il existe une population de gens qui suffoquent de voir la santé mentale à toutes les sauces. Personne sain d’esprit ne peut penser que la sensibilisation à elle seule entraîne la discrimination.
Je rappelle au passage que j’ai fait les frais de cette discrimination personnellement, pendant des années, et que je n’en suis toujours pas sorti.
Audacieux n'est-ce pas ? Je propose une analyse car je trouve que c'est une telle compilation de biais que ça en devient un cas d'étude intéressant (ça pourrait être un bon exercice de lecture critique pour des cours de méthodologies de recherche).
Sa technique ici a été de mettre en avant un tableau de l'étude laissant à penser des discriminations spécifiques concernant les personnes non-binaires pour ensuite disqualifier les discriminations avec des arguments pseudo-statistiques.
Réponse : Tout commentaire qui inclut “laissant à penser” tombe immanquablement à côté. Il n’y a pas besoin d’essayer de devenir ce que je pense, il suffit de me demander. Ici, la technique était de mettre en avant des choses incohérentes dans l’étude, que ce soit pour les binaires ou les non binaires – et j’ai commencé par les binaires.
3) Aujourd’hui il a produit un billet Substack pour “prouver” qu’interpréter ses statistiques par l’impact des discriminations sur les personnes trans et non binaires, serait en fait un biais idéologique.
Selon lui le pourcentage très élevé de personnes trans et non binaires avec idées suicidaires est simplement lié à un problème statistique.
Toujours le même problème de me mettre des mots dans la bouche.
Je n’ai pas dit ça, je n’ai pas pensé ça. J’ai dit que l’étude sur les étudiants en médecine était très mal faite, et que ce genre de questionnaire ne nous amène à rien. Les concernés méritent mieux que ça.
Problème 1 : comme d'habitude Sikorav fait dire à ses sources scientifiques ce qui l'arrange, voire l'inverse des résultats.
Donc il cite deux articles (Robinson & Cimpian 2014 ; Jaroszewski 2018) qui s'intéressent aux difficultés de mener des enquêtes par questionnaire sur les discriminations liées à l'identité de genre, car des "trolls" peuvent fausser les résultats en y répondant pour manifester leur haine.
👇Et voici la conclusion du brave Dr Sikorav.
Évidemment, les articles sont beaucoup plus fins que ça et ne disent pas ça.
Le premier article de Robinson-Cimpian a en fait pour objectif de développer une procédure pour minimiser les biais de trollings pour les enquêtes portant sur les discriminations liées au genre, à l’orientation sexuelle et au handicap physique. Il fournit donc des outils pour améliorer la fiabilité des études pour mieux qualifier et quantifier ces discriminations?
Réponse : D’abord, j’ai partagé les données brutes de l’article. Les chiffres trouvés par les auteurs. Ces données prennent toujours le pas sur la conclusion. Et si les auteurs fournissent des outils pour minimiser les trolls – ou plutôt, pour se rendre compte que ça troll dans les réponses –, le papier sur la santé mentale des étudiants n’a pas pris la peine de donner ce genre d’informations.
On n’a donc aucun moyen de savoir si ça a troll ou non, et à quel point.
Le deuxième article (Jaroszewski 2018) affine en montrant que le contexte de passation détermine la qualité de données. Ils ont testés deux contextes : un tumblr espace LGBTQ+ avec anonymat & un groupe de joueurs de Fantasy Football ambiance boys club. (Sans surprise c'est dans le second groupe qu'il y a un trolling massif). Et donc encore une fois, l'article ne dit pas c'est impossible à mesurer mais voici comment améliorer la mesure.
Réponse : La réponse est la même. Ca peut troll dans les réponses, les étudiants en médecine ont mis la catégorie “autre”, on ne sait pas qui a répondu sérieusement ou pas, il n’y a aucun effort qui a été fait pour corriger ce biais.
Problème(s) 2 : Sur les biais méthodologique de l’enquête de l’anemf en elle-même. 👉Déjà, la passation du questionnaire s’est faite dans une communauté restreinte, ce qui limite beaucoup les risques de trolling.
👉Siko passe son temps à moquer de la représentativité des répondants (12% des étudiant.es en médecine), or pour une enquête autoadministrée nationale, c’est raisonnable. Et le biais de non réponses dans ce genre d’études, c’est plutôt que les personnes qui vont le moins bien répondent moins.
L’étude s’est faite dans la communauté des Fantasy Football players, et ça a troll sévère, mais ils étaient 56 000 à répondre, et majoritairement masculins. Est-ce que le nombre total de participants influe plus que le caractère sexiste du milieu ? Impossible de savoir. Les études de médecine sont réputées pour être sexistes etc (de fait, à mon avis, elles le sont), donc j’aurais tendance à penser qu’au contraire, le milieu étudiant médical est très à risque de voir des trolls apparaître. La réalité est qu’on n’a pas la moindre idée de l’impact de ces problématiques dans cette population.
Autrement dit, on ne peut pas en même temps accuser ce milieu d’être discriminant, et considérer que les réponses sont honnêtes par défaut.
Peut-être que les non-répondeurs sont plus malades, peut-être qu’ils sont moins malades, là encore : nous n’avons aucune idée de l’état dans lequel sont ceux qui n’ont pas répondu. Il existe des papiers sur le sujet, mais qui ne peuvent pas être élargis à une population d’étudiants en médecine.
Considérer que 12% de répondeurs est “raisonnable” est une position difficile à défendre quand on sait que 76% des répondeurs sont des femmes, et que 22,8% sont des hommes. Ne serait-ce qu’à cause de la différence des troubles anxieux et dépressifs entre les deux sexes : les femmes sont beaucoup plus concernées. Pour les dépressions “cliniques”, c’est le double ; pour les troubles anxieux, le ratio est de 1,7. Ces chiffres se retrouvent un peu partout.
Par rapport à la moyenne de 44% de répondeurs sur les études en ligne, les 12% de l’ANEMF sont très largement en-dessous. C’est même remarquablement bas, pour être tout à fait honnête. Pour ceux qui aiment les avis d’experts, ce papier nous conseille d’atteindre 70% au moins pour pouvoir généraliser les résultats. On peut aussi s’inquiéter de la variabilité considérable du taux de réponse d’une université à l’autre. 3% à Rouen, 97,5% à Corte, 30% a Paris Saclay, etc. C’est un carnage.
Je ne vois aucune raison de qualifier cet échantillon de 12% comme représentatif. C’est pour ça qu’on s’emmerde à faire des corrections statistiques sur les échantillons non probabilistes.
👉Ensuite Siko dit que les écarts qu’on constate sur les idées suicidaires ne sont pas aussi importants (voire inexistantes) sur d’autres critères.
Mais regardons les chiffres réels du rapport :
- Anxiété : Femmes 57%, Hommes 35%, Autre 59%
- Dépression : Femmes 13%, Hommes 13%, Autre 20%
- TCA : Femmes 31%, Hommes 15%, Autre 29%
- Idées suicidaires : Femmes 20%, Hommes 19%, Autre 53%
La catégorie “autre” est systématiquement au-dessus des hommes et souvent au-dessus des femmes sur tous les indicateurs. “Pas de gradient” = les taux sont élevés partout, pas seulement sur les idées suicidaires. C’est précisément ce que prédit la littérature sur le stress minoritaire. (Meyer, 2003)
Réponse : Il y a deux points à distinguer ici.
D’abord, la différence entre les répondeurs Femmes et Autres ne sont, à vue d’oeil, pas statistiquement significatives. Mais puisque je réponds à une chercheuse, le plus simple reste encore d’utiliser les p-values. Le code R est disponible en bas de page1.
Je commence avec l’encadré rouge : il est peu probable que nous obtenions ces chiffres si les groupes ne sont en réalité pas différents en termes de TCA, anxiété, dépression, et idées suicidaires. Autrement dit, la différence est statistiquement significative, car les p-values sont inférieures à 0,05 – et je me contenterai de cette définition pour la suite.
Si on regarde la différence entre le groupe “Autres” et le groupe “Femme” (en bleu), la différence n’est pas statistiquement significative, exception faite des idées suicidaires. Autrement dit, cette étude, en elle-même, ne permet même pas d’avancer que les “minorités” sont plus concernés par les problématiques de TCA, d’anxiété et de dépression.
Même chose si on regarde le groupe “Autres” versus le groupe “Femmes et Hommes” (en orange). Rien n’est significatif, à part les idées suicidaires :
Bien sûr, il est possible que l’étude manque de puissance. C’est même probable, car il n’y a pas de doute sur le fait que les “Autres” sont plus concernés par les problématiques psychiatriques. Et c’est exactement mon propos : l’étude manque de puissance, donc de patients. Et dans ces 2 comparaisons, vous notez que sans même se poser la question de la fiabilité des données, les valeurs ne permettent pas de conclure quoi que ce soit.
Il ne reste plus que le groupe “Autres” contre celui des “Hommes”, les différences sont statistiquement significatives.
Cette différence est intéressante, mais pose problème, ne serait-ce que parce que la proportion d'hommes dans les répondeurs est 2 fois inférieure à celle de la population réelle. Vous vous souvenez que seulement 22,8% des répondeurs de l’échantillon étaient des hommes, alors que l’ANEMF nous rappelle qu’ils sont plutôt 40% dans les universités de médecine :
Autrement dit, la différence ne se voit qu’avec les hommes, dans un échantillon qui n’est pas représentatif. Et encore, pas dans la dépression.
Ensuite, mon commentaire sur le gradient était peut-être mal dit. J’entends par là que la différence devrait être prononcée dans des proportions similaires pour les TCA, la dépression, l’anxiété, et les idées suicidaires. L’hétérogénéité est préoccupante.
Ne perdez pas de vue que la question de base était : pourquoi il y a autant de différence entre les idées suicidaires chez les patients “Autres” et chez les “Hommes” et les “Femmes” dans cette étude, et non pas la présence de problématiques suicidaires chez les minorités. La réponse, à mon avis, vu que nous avons 3 catégories qui ne sont pas statistiquement significatives, est simplement que nous avons affaire à du bruit. Pas du bruit statistique : le bruit est partout ailleurs, sauf là. Il y a probablement des problèmes dans le recueil des données. Notez que je n’ai même pas parlé de correction pour la multiplicité des comparaisons.
Problème 3 : Bon alors là c'est what's the fuck il compare une étude sur la santé mentale en fonction de l'orientation sexuelle de Santé Publique France, avec les chiffres selon l'identité de genre de l'étude de l'Anemf.
Réponse : Cette comparaison, qui est explicitement présentée comme n’étant pas équivalente, est ce que j’ai trouvé qui se rapprochait le plus de “Autres” dans l’enquête de Santé publique France, utilisé par l’ANEMF comme comparateur.
Je reviendrai dessus, mais on peut se demander quel recoupement il y a entre les populations qui se définissent comme “Autres” et les bisexuels/lesbiennes/gay. La question m’a l’air pertinente au premier abord, on parle après tout du groupe des LGBTQI, les trans sont inclus – même si ça n’est pas strictement la même chose que la dysphorie de genre, évidemment.
Le chevauchement n’est pas nul. Dans ce papier, 82% des transgenres déclaraient avoir une orientation sexuelle minoritaire :
Dans le même papier, 99,4% des “non-binaires” ont une identité sexuelle minoritaire.
Clairement, les groupes ne sont pas identiques. Est-ce qu’ils se recoupent au moins partiellement ? Il n’y a aucun doute.
Le problème, bien sûr, c’est qu’il y a beaucoup plus d’orientations sexuelles minoritaires que d’identité de genre. Ipsos donne les estimations les plus larges que j’ai pu trouver 9% contre 4%, respectivement, mais on peut trouver des papiers avec un ratio beaucoup plus important. Autrement dit, la majorité des trans ont des orientations sexuelles minoritaires, mais ils ne représentent qu’une faible proportion des LGB.

De vous à moi, d’avoir groupé des gens aussi différents sous le même terme complique un peu les choses.
Problème 4 : ignorer les résultats scientifiques consolidés qui ne vont pas dans son sens. Donc que dit cette revue qu'il mentionne en passant sans la nommer ?
Déjà il s'agit d'une umbralla review (Kirsten et al 2025) qui synthétise 24 revues systématiques, elles-mêmes couvrant 754 études primaires publiées entre 1983 et 2022. C'est un petit peu costaud quand même 🤔
Et que dit cette review : Sur 10 personnes trans ou non-binaires : 5 ont eu des idées suicidaires dans leur vie, 3 ont fait une tentative — et leur risque d'idées suicidaires est 3,5 fois plus élevé que celui des personnes cisgenres.
Voilà ça ne l'arrange pas, mais c'est ça les résultats.
Réponse : Je n’ai pas “ignoré” la revue – et je l’ai même citée. Je n’ai pas détaillé, car cette revue n’explique pas pourquoi les résultats sont aussi remarquables pour les idées suicidaires, mais pas pour le reste des symptômes explorés dans l’étude de l’ANEMF.
Au contraire, cette revue nous montre que les difficultés psychiatriques sont toutes augmentées, de façon plus ou moins homogène, mais statistiquement significative, que ce soit en comparant avec les hommes ou les femmes. C'était le cas pour les domaines qui ont été méta-analysés : idées suicidaires, tentatives de suicides, NSSI (non-suicidal self injury), troubles alimentaires et TSA –tous, exception faite du gambling disorder.
Pour la dépression/anxiété, il n’y a pas de méta-analyse dans cette revue sur ces domaines, et c’est un problème en soi, mais qui ne nous intéresse pas pour le moment. Honnêtement, j’ai même été plutôt laxe. Sur d’autres sujets, j’aurais dit que l’étude de l’ANEMF et la revue narrative ne permettent pas de conclure à une majoration de la dépression ou de l’anxiété dans cette population, tellement les études sont de faible qualité.
C’est donc un argument de plus pour un fluke dans l’étude de l’ANEMF – ou un faux négatif pour l’anxiété, la dépression et les TCA. Dans tous les cas, ça ne répond pas à la question que j’avais posée. Au passage, je ferai une critique de la revue du JAMA plus tard, car la qualité de ce papier est extrêmement problématique.
Bon et à quoi servait toute cette soupe pseudo méthodologique ? A démontrer sa "neutralité" ? Non pas vraiment à démontrer que ce serait la sensibilisation à la santé mentale qui créerait les discriminations
Réponse : Dans cet argumentaire, des mots et des pensées m’ont été mises dans la bouche de façon itérative et répétée. Il suffit de me lire. Je ne pense pas que la discrimination vient de la sensibilisation à santé mentale. Je pense qu’il existe une population de gens qui ne bénéficient pas – ou plus – de cette sensibilisation, et qui commencent même à la combattre.
Je présenterai des données sur l’efficacité de la sensibilisation plus tard. D’ici là, c’est de l’expérience et du bon sens. Allez faire une sensibilisation à la nécessité de l’immigration dans un meeting d’Éric Ciotti, pour voir ce que ça donne. Vous m’en direz des nouvelles.
Je termine en insistant sur le fait que tous les psychiatres qui lisent un minimum d’articles sont au courant des problématiques de santé mentale des minorités. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on est inondés de papiers sur ce sujet.
Est-ce qu’on peut mettre des chiffres derrière le terme “inondés” ? On peut essayer.
Ci-dessous, vous avez le nombre de papiers publiés par an sur Pubmed depuis 2000, dans les revues psychiatriques.
En bleu, le nombre d’articles publiés sur les LGBT, les SGM (sexual and gender minorities), la stigmatisation, les disparités, etc…
En rouge, les essais cliniques sur le lithium. La requête est disponible en fin de page2.
La différence est parlante. Vous allez me dire que la comparaison est biaisée par construction : il n’y a pas beaucoup d’essais cliniques sur le lithium, il faut s’emmerder à sélectionner les bonnes revues, le terme stigmatisation est vague… On ne s’en sort pas.
Je suis d’accord avec vous ; voici le graphique en comparant tous les papiers sur le lithium quelle que soit la revue, à tous les papiers sur les LGBT/SGM3 :
Réplication avec la comparaison de tous les papiers LGBT/SGM versus le lithium, l’acide valproique, la lamotrigine, et les neuroleptiques4 – soit le groupe des “régulateurs d’humeurs” habituels.
Et pour conclure, LGBT/SGM versus tous les psychotropes5 :
Voilà, je pense que c’est clair pour tout le monde.
La question qui reste en suspens : est-ce que cette quantité massive de publication sert plus aux concernés qu’aux chercheurs dont elles sont issues ? Rien n’est moins sûr.
Je m’arrête là.
Oui, les études de médecines sont difficiles. Oui, les minorités sont stigmatisées. Non, cette étude de l'ANMEF n'est pas à la hauteur des enjeux, et n'aurait jamais due être publiée en l'état.
Je prends, encore une fois, tous les avis, surtout ceux qui sont négatifs et argumentés. Vous pouvez m’envoyer ça à msikorav.psychiatrie@outlook.com – si vous êtes un professionnel de santé.
Bon courage !
Mon livre est disponible sur Amazon, la Fnac et en librairie. Les deux liens sont affiliés.
# Exemple : idées suicidaires
m <- matrix(c(
1015, 4062,
289, 1230,
36, 31
), nrow = 3, byrow = TRUE)
chisq.test(m, correct = FALSE)
# Autres vs Femmes
fisher.test(matrix(c(
36, 31,
1015, 4062
), nrow = 2, byrow = TRUE))
# Autres vs Hommes
fisher.test(matrix(c(
36, 31,
289, 1230
), nrow = 2, byrow = TRUE))
# Autres vs Femmes+Hommes
fisher.test(matrix(c(
36, 31,
1304, 5292
), nrow = 2, byrow = TRUE)) LGBT/SGM élargi, sans biais raciaux:
((LGBT[Title/Abstract] OR LGBTQ[Title/Abstract] OR LGBTQIA[Title/Abstract] OR LGBTQIA+[Title/Abstract] OR GLBT[Title/Abstract] OR lesbian[Title/Abstract] OR gay[Title/Abstract] OR bisexual[Title/Abstract] OR homosexual[Title/Abstract] OR homosexuality[Title/Abstract] OR transgender[Title/Abstract] OR transsexual[Title/Abstract] OR trans*[Title/Abstract] OR nonbinary[Title/Abstract] OR non-binary[Title/Abstract] OR queer[Title/Abstract] OR "sexual minority"[Title/Abstract] OR "sexual minorities"[Title/Abstract] OR "gender minority"[Title/Abstract] OR "gender minorities"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minority"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minorities"[Title/Abstract] OR "gender diverse"[Title/Abstract] OR "gender diversity"[Title/Abstract] OR "gender nonconforming"[Title/Abstract] OR "gender non-conforming"[Title/Abstract] OR "gender identity"[Title/Abstract] OR "sexual orientation"[Title/Abstract] OR SGM[Title/Abstract] OR SOGI[Title/Abstract] OR MSM[Title/Abstract] OR "men who have sex with men"[Title/Abstract] OR WSW[Title/Abstract] OR "women who have sex with women"[Title/Abstract] OR same-sex[Title/Abstract]) AND (discrimination[Title/Abstract] OR stigma[Title/Abstract] OR stigmatization[Title/Abstract] OR stigmatisation[Title/Abstract] OR prejudice[Title/Abstract] OR victimization[Title/Abstract] OR victimisation[Title/Abstract] OR "minority stress"[Title/Abstract] OR "structural stigma"[Title/Abstract] OR bias[Title/Abstract] OR disparities[Title/Abstract] OR disparity[Title/Abstract] OR inequities[Title/Abstract] OR inequity[Title/Abstract] OR inequalities[Title/Abstract] OR inequality[Title/Abstract] OR "health disparities"[Title/Abstract] OR "health inequities"[Title/Abstract] OR "barriers to care"[Title/Abstract] OR marginalization[Title/Abstract] OR marginalisation[Title/Abstract] OR bullying[Title/Abstract] OR harassment[Title/Abstract] OR "hate crime"[Title/Abstract] OR "hate crimes"[Title/Abstract] OR microaggression[Title/Abstract] OR microaggressions[Title/Abstract]))
Lithium clinical trials:
(lithium[Title/Abstract] AND (clinical trial[Publication Type] OR randomized controlled trial[Publication Type] OR controlled clinical trial[Publication Type]))
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(LGBT[Title/Abstract] OR LGBTQ[Title/Abstract] OR LGBTQIA[Title/Abstract] OR LGBTQIA+[Title/Abstract] OR GLBT[Title/Abstract] OR lesbian[Title/Abstract] OR gay[Title/Abstract] OR bisexual[Title/Abstract] OR homosexual[Title/Abstract] OR homosexuality[Title/Abstract] OR transgender[Title/Abstract] OR transsexual[Title/Abstract] OR trans*[Title/Abstract] OR nonbinary[Title/Abstract] OR non-binary[Title/Abstract] OR queer[Title/Abstract] OR "sexual minority"[Title/Abstract] OR "sexual minorities"[Title/Abstract] OR "gender minority"[Title/Abstract] OR "gender minorities"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minority"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minorities"[Title/Abstract] OR "sexual orientation"[Title/Abstract] OR "gender identity"[Title/Abstract] OR "gender diverse"[Title/Abstract] OR "gender diversity"[Title/Abstract] OR "gender nonconforming"[Title/Abstract] OR "gender non-conforming"[Title/Abstract] OR SGM[Title/Abstract] OR SOGI[Title/Abstract] OR MSM[Title/Abstract] OR "men who have sex with men"[Title/Abstract] OR WSW[Title/Abstract] OR "women who have sex with women"[Title/Abstract] OR same-sex[Title/Abstract])
All lithium papers:
(lithium[Title/Abstract] OR lithium[MeSH Terms])
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YYYY[dp]All LGBT/SGM papers:
(LGBT[Title/Abstract] OR LGBTQ[Title/Abstract] OR LGBTQIA[Title/Abstract] OR LGBTQIA+[Title/Abstract] OR GLBT[Title/Abstract] OR lesbian[Title/Abstract] OR gay[Title/Abstract] OR bisexual[Title/Abstract] OR homosexual[Title/Abstract] OR homosexuality[Title/Abstract] OR transgender[Title/Abstract] OR transsexual[Title/Abstract] OR trans*[Title/Abstract] OR nonbinary[Title/Abstract] OR non-binary[Title/Abstract] OR queer[Title/Abstract] OR "sexual minority"[Title/Abstract] OR "sexual minorities"[Title/Abstract] OR "gender minority"[Title/Abstract] OR "gender minorities"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minority"[Title/Abstract] OR "sexual and gender minorities"[Title/Abstract] OR "sexual orientation"[Title/Abstract] OR "gender identity"[Title/Abstract] OR "gender diverse"[Title/Abstract] OR "gender diversity"[Title/Abstract] OR "gender nonconforming"[Title/Abstract] OR "gender non-conforming"[Title/Abstract] OR SGM[Title/Abstract] OR SOGI[Title/Abstract] OR MSM[Title/Abstract] OR "men who have sex with men"[Title/Abstract] OR WSW[Title/Abstract] OR "women who have sex with women"[Title/Abstract] OR same-sex[Title/Abstract])
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((lithium[Title/Abstract] OR lithium[MeSH Terms]) OR (valproate[Title/Abstract] OR "valproic acid"[Title/Abstract] OR divalproex[Title/Abstract] OR "valproic acid"[MeSH Terms]) OR (lamotrigine[Title/Abstract] OR lamotrigine[MeSH Terms]) OR (antipsychotic*[Title/Abstract] OR neuroleptic*[Title/Abstract] OR "antipsychotic agents"[MeSH Terms] OR "neuroleptic agents"[MeSH Terms] OR haloperidol[Title/Abstract] OR chlorpromazine[Title/Abstract] OR risperidone[Title/Abstract] OR olanzapine[Title/Abstract] OR quetiapine[Title/Abstract] OR aripiprazole[Title/Abstract] OR clozapine[Title/Abstract] OR ziprasidone[Title/Abstract] OR amisulpride[Title/Abstract] OR paliperidone[Title/Abstract] OR lurasidone[Title/Abstract] OR cariprazine[Title/Abstract]))
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Vous avez dit n’importe où …
J’ai reçu votre livre dans les premiers, mais je ne l’ouvre que ce soir, j’en suis seulement à la page 10, et si vous avez écrit votre livre de la même façon du début à la fin, je risque d’en pleurer. Merci cher Docteur pour le choix de vos mots ainsi que toute la déférence que vous y mettez ; bon c’est pas tout ça mais il me reste encore quelques pages à lire lol
Haha, quelle manière courtoise mais implacable de réfuter ces "critiques".
Ce qui, en apparence, se présentait comme un effort d’argumentation, a vite fait de révéler son parti pris évident et sa malhonnêteté intellectuelle. Vous avez quand même eu la générosité de répondre à chaque point, même si, à mon avis, leur auteur ne le méritait pas et que vos réponses resteront lettre morte (surtout sur un réseau social aussi sordide que Threads).
Il est louable de conserver une telle ouverture d’esprit et une telle volonté de débattre malgré la mauvaise volonté et la partialité évidentes de l’autre partie. Au moins, cela a encore de la valeur auprès des lecteurs neutres...
Sinon on voit rarement vu des tentatives de critique aussi lâches et réac que sur ce réseau, avec des posts partant d'emblée de présomptions successives, vous mettant constamment des mots dans la bouche et vous attribuant des intentions imaginaires (qu'il est très difficile de prouver sans vous le demander directement). En effet, il ne faut pas creuser bien loin pour repérer le névrosisme généralisé et les comportements type cluster B qui semblent pulluler dans ces espaces.
Néanmoins vous avez effectivement su en faire une opportunité d'apprentissage, si ce n'est pour eux, pour les autres.
Bon courage à ces personnes pour sortir de leurs chambres d'écho néfastes et névrotiques, qui ne font que perpétuer leur isolement et des cercles vicieux idéologiques, de moins en moins ouverts aux contributions extérieures (scientifiques ou non), consolidant la pensée classique « nous contre eux », quasi religieuse, se faisant passer pour une autorité de la vérité moralisatrice, qu’il serait blasphématoire de remettre en question.
Comme certains auxquels nous nous sommes déjà heurtés, qu’il s’agisse de concepts aussi scientifiquement douteux que « l’autisme invisible » et le « masking », ou des conclusions auxquelles aboutissent les études comme celle citée ici (ou qui sont suffisamment faibles pour pouvoir être interprétées de la manière dont elles l'ont été).