Etre psychiatre c est clairement etre du cote de la posture de De Gaulle : c est etre tourne vers l’autre , c est tenir debout pour aider l’autre a tenir debout,
Il s agit de transmettre une presence stable , une maniere de penser avec le patient et d’ assurer une continuite avec solidite et humanite sans domination . Cela n empeche pas d avoir des emotions ou des doutes - au contraire .
et quand on y réfléchit, c'est très différent de ce qu'on fait quand on conseille aux patients de "prendre soin d'eux" et d'écouter, d'analyser, et de surveiller leurs symptômes... quel que soit le diagnostic ou son absence
Oui. Pour rendre ces conseils possibles - deja tres difficiles pour des personnes non malades - pour moi c est aussi au psychiatre d assurer une presence stable et la continuite et de donner une methode et un accompagnement car le patient ne peut porter seul ce travail . Et pourquoi pas aux familles : j aimerais etre soutenue pour comprendre comment aider mon proche qui ne comprend pas ces conseils . Il dit oui mais cela ne veut rien dire pour lui car il n a pas de methode concrete et nous non plus -
Aider les autres à trouver leurs idéaux, pas leur transmettre les nôtres. C'est du Freud 1919 exactement. C’est ok. Mais le registre héroïque est un modèle par ascendant et charisme. Un meneur veut qu'on le suive, un psychiatre veut que l'autre se trouve. Sur un plan pratique, le charisme crée de la dépendance, le rétablissement devient loyauté au médecin au lieu de reprise d'autonomie. À mon sens, la part non transmissible, c’est la capacité à s'effacer dès que c’est possible pour que le patient trouve sa position dans l’existence. Ça me correspond mieux, mais chaque psychiatre a sa personnalité. Ceci dit, si tu parles de transmission entre psychiatres, alors le registre héroïque a certainement légitimité, puisqu'il s'agit d'élever des pairs. Ton texte est ambigu sur sa cible. Pour ce qui est de la transmission, je te suis.
J'ai été profondément touchée par votre article. Il dépasse largement la psychiatrie. J'y ai retrouvé quelque chose qui m'anime aussi dans mon métier d'assistante sociale : cette idée que notre travail n'a de sens que s'il est au service de quelque chose de plus grand que nous.
Je voulais aussi vous dire à quel point j'admire votre pugnacité. Votre volonté de faire avancer les connaissances, de remettre en question les idées reçues, de ne pas vous satisfaire du "on a toujours fait comme ça"... c'est inspirant et motivant !
Je me reconnais un peu dans cette façon d'être. Je passe parfois pour un ovni auprès de certains collègues parce que je suis très investie, passionnée et sans doute un peu obsessionnelle... Mais je crois que, lorsque cette obsession est tournée vers l'amélioration de nos pratiques et le bien des personnes que l'on accompagne, elle devient une qualité plus qu'un défaut.
En vous lisant, je me suis dit que vous et votre épouse êtes des personnes précieuses pour le monde du soin. On sent que, chez vous, la science, l'humanité et l'engagement vont ensemble. C'est rare, et ça redonne confiance.
Merci pour tout ce que vous transmettez. Vos écrits me donnent envie de continuer à défendre ces valeurs, même lorsqu'elles ne sont pas toujours les plus populaires.
La lecture de Laure Murat : « l’homme qui se prenait pour Napoléon » est importante. L’auteure y analyse la dimension politique des symptômes. Le titre ne rend pas hommage à la subtilité de l’ouvrage.
Ça fait 9 ans que je suis dans la situation de Clara quand elle en bavait... Mais mon mari n'a pas l'air d'avoir l'intention de devenir un héros !!! Il est confiné dans sa chambre, terrorisé par le monde médical, et donc, continue à prendre le traitement prescrit par sa psychiatre qui ne le voit plus depuis 3 ans qu'en consultation vidéo de dix minutes à 75 euros une fois tous les deux mois... Il angoisse dès que je sors de la maison, ce que je fais très peu, me téléphone au bout d'une heure pour que je rentre rapidement... Bref... C'est sa "folie" qui fait la loi ! Et c'est sidérant pour moi de constater qu'à la fois il se rend compte qu'il me pourrit la vie, mais que ça ne lui sert pas de "gade-fou !!! Pouvez vous me dire ce qui a déclenché chez vous l'envie et la décision de vous soigner ? Merci
---Il est passé de stade de déserteur et de traite par le régime de Vichy à celui de héro national. Je suis ressorti de son histoire plein de bonnes résolutions. On verra si elles tiennent---
C'était l'appel du 12 juilllet ? Réseaux sociaux contre BBC, et obsession de la Psychiatrie ?
TOUTE LA FRANCE VOUS SOUTIENT Michael - Michael, Président ! Michael, Président ! Michael, Président !
PS : même les président - et peut-être même surtout les présidents - dérapent de temps en temps, et tous le monde leur dit "Mais c'est normal, yapadsouci". Une raison de plus.
Etre psychiatre c est clairement etre du cote de la posture de De Gaulle : c est etre tourne vers l’autre , c est tenir debout pour aider l’autre a tenir debout,
Il s agit de transmettre une presence stable , une maniere de penser avec le patient et d’ assurer une continuite avec solidite et humanite sans domination . Cela n empeche pas d avoir des emotions ou des doutes - au contraire .
C est cette combinaison de stabilite et
d humanite qui fait la force d un psychiatre .
et quand on y réfléchit, c'est très différent de ce qu'on fait quand on conseille aux patients de "prendre soin d'eux" et d'écouter, d'analyser, et de surveiller leurs symptômes... quel que soit le diagnostic ou son absence
il y a là aussi un juste milieu
Oui. Pour rendre ces conseils possibles - deja tres difficiles pour des personnes non malades - pour moi c est aussi au psychiatre d assurer une presence stable et la continuite et de donner une methode et un accompagnement car le patient ne peut porter seul ce travail . Et pourquoi pas aux familles : j aimerais etre soutenue pour comprendre comment aider mon proche qui ne comprend pas ces conseils . Il dit oui mais cela ne veut rien dire pour lui car il n a pas de methode concrete et nous non plus -
Aider les autres à trouver leurs idéaux, pas leur transmettre les nôtres. C'est du Freud 1919 exactement. C’est ok. Mais le registre héroïque est un modèle par ascendant et charisme. Un meneur veut qu'on le suive, un psychiatre veut que l'autre se trouve. Sur un plan pratique, le charisme crée de la dépendance, le rétablissement devient loyauté au médecin au lieu de reprise d'autonomie. À mon sens, la part non transmissible, c’est la capacité à s'effacer dès que c’est possible pour que le patient trouve sa position dans l’existence. Ça me correspond mieux, mais chaque psychiatre a sa personnalité. Ceci dit, si tu parles de transmission entre psychiatres, alors le registre héroïque a certainement légitimité, puisqu'il s'agit d'élever des pairs. Ton texte est ambigu sur sa cible. Pour ce qui est de la transmission, je te suis.
Plus ça va plus je suis freudien 😁
Je vais regarder ça merci
Bonjour Dr Sikorav,
J'ai été profondément touchée par votre article. Il dépasse largement la psychiatrie. J'y ai retrouvé quelque chose qui m'anime aussi dans mon métier d'assistante sociale : cette idée que notre travail n'a de sens que s'il est au service de quelque chose de plus grand que nous.
Je voulais aussi vous dire à quel point j'admire votre pugnacité. Votre volonté de faire avancer les connaissances, de remettre en question les idées reçues, de ne pas vous satisfaire du "on a toujours fait comme ça"... c'est inspirant et motivant !
Je me reconnais un peu dans cette façon d'être. Je passe parfois pour un ovni auprès de certains collègues parce que je suis très investie, passionnée et sans doute un peu obsessionnelle... Mais je crois que, lorsque cette obsession est tournée vers l'amélioration de nos pratiques et le bien des personnes que l'on accompagne, elle devient une qualité plus qu'un défaut.
En vous lisant, je me suis dit que vous et votre épouse êtes des personnes précieuses pour le monde du soin. On sent que, chez vous, la science, l'humanité et l'engagement vont ensemble. C'est rare, et ça redonne confiance.
Merci pour tout ce que vous transmettez. Vos écrits me donnent envie de continuer à défendre ces valeurs, même lorsqu'elles ne sont pas toujours les plus populaires.
M.
La lecture de Laure Murat : « l’homme qui se prenait pour Napoléon » est importante. L’auteure y analyse la dimension politique des symptômes. Le titre ne rend pas hommage à la subtilité de l’ouvrage.
Dans mon commentaire précédent il faut lire garde-fou (erreur de frappe)
Ça fait 9 ans que je suis dans la situation de Clara quand elle en bavait... Mais mon mari n'a pas l'air d'avoir l'intention de devenir un héros !!! Il est confiné dans sa chambre, terrorisé par le monde médical, et donc, continue à prendre le traitement prescrit par sa psychiatre qui ne le voit plus depuis 3 ans qu'en consultation vidéo de dix minutes à 75 euros une fois tous les deux mois... Il angoisse dès que je sors de la maison, ce que je fais très peu, me téléphone au bout d'une heure pour que je rentre rapidement... Bref... C'est sa "folie" qui fait la loi ! Et c'est sidérant pour moi de constater qu'à la fois il se rend compte qu'il me pourrit la vie, mais que ça ne lui sert pas de "gade-fou !!! Pouvez vous me dire ce qui a déclenché chez vous l'envie et la décision de vous soigner ? Merci
j ai trouve original et porteur, cette maniere de nous decrire ce qui semble etre une vocation, dans l'ideal, autant qu un metier.
J’aime beaucoup cette analyse par les films. Avec des images tout est beaucoup plus clair, et enchanteur.
---Il est passé de stade de déserteur et de traite par le régime de Vichy à celui de héro national. Je suis ressorti de son histoire plein de bonnes résolutions. On verra si elles tiennent---
C'était l'appel du 12 juilllet ? Réseaux sociaux contre BBC, et obsession de la Psychiatrie ?
TOUTE LA FRANCE VOUS SOUTIENT Michael - Michael, Président ! Michael, Président ! Michael, Président !
PS : même les président - et peut-être même surtout les présidents - dérapent de temps en temps, et tous le monde leur dit "Mais c'est normal, yapadsouci". Une raison de plus.