19 Commentaires
Avatar de User
Avatar de Jeremy Leontini

J'ai commenté vos posts FB du jour, pour vous défendre mais tout cela m'a néanmoins rappelé que si le fond et la forme sont indissociables, la forme reste la porte d'entrée et il ne suffit pas de l'ignorer pour apprécier le fond.

Si je n'ai jamais eu besoin que vous clarifiez vos propos, c'est parce que je n'ai pas raté une seule de vos publications (hors LinkedIn) depuis mai 2024, en ayant bien sûr rattrapé les mois précédents. Ayant à peu près le même âge, la même façon de parler et le même humour, je capte direct, pas besoin d'un traducteur ni d'une mise au point.

Vous n'avez peut-être pas besoin de mettre les formes pour ce genre de "fidèle", mais vous commencez gentiment à devenir une célébrité et vous allez devoir, bon gré mal gré, devoir adapter la forme si vous ne voulez pas que votre productivité ne se retourne contre vous.

Vos vidéos partent souvent dans tous les sens, ça digresse, c'est spontané, j'aime bien. Mais je n'imagine pas la difficulté pour un nouvel arrivant de saisir immédiatement la chose. Il suffit de lire le tableau d'aujourd'hui (2eme post sur FB) sans avoir vu sur son fil le 1er post et on manque l'intention et le contexte très facilement. Pas de référence au post précédent,

Si la présence sur internet est un espace végétalisé, vous êtes une vraie jungle dans laquelle on ne progresse

Avatar de Jeremy Leontini

*suite du post, j'ai publié sans faire exprès et impossible de copier-coller depuis le tel*

Bref c'est le foutoir vos publications ! Pas que ça me dérange, mais je pense qu'une révision de la mise en forme s'impose, histoire d'être plus efficace stratégiquement. Sans changer le ton bien sûr, mais peut-être en publiant moins vite, avec une publication différée pour pouvoir revenir dessus si un ajout est venu entre temps. Ou tout simplement avec un chapitrage du style "Post 1/3, Post 2/3" etc

Je suis le premier à cracher sur les stratégies de communication mais il faut bien reconnaître l'efficacité du procédé, et comme vous l'avez dit à plusieurs reprises : le but c'est que le message porte fort et loin !

Bonne fêtes de fin d'année, et merci pour ce que vous faites. C'est peut-être le bordel dans votre chambre, mais au moins c'est du bordel qui sert à quelque chose :D

Avatar de eYrAm

J'ai eu de grand débat récemment sur le suicide

Le suicide n'est effectivement ni courageux ni lâche

C'est du désespoir pur

Quand il semble que rien d'autre n'est possible

Quand cela apparaît comme la seule solution

Alors oui certains peuvent penser que c'est égoïste

Mais personne ne se suicide par plaisir

Et le suicide n'est jamais totalement réfléchi

Personne ne se suicide en pensant au mal qu'il va faire à ses proches

C'est juste la fin du trop

Que le trop soit lié à un vécu, un trouble ou que sais-je

Avatar de Gaël Bonithon

Que d'affirmations définitives ! (personne/toujours/jamais) Avez-vous jamais envisagé sérieusement de mettre fin à vos jours ? Si oui, dans quelles dispositions d'esprit étiez-vous alors ? Pouvez-vous sérieusement faire la part entre le désespoir (d'ailleurs objectif : la raison évalue la situation comme objectivement désespérée, et subjectif : douloureusement subi), le poids des proches (qui peuvent autant donner envie de se suicider que d'y renoncer), le désir où la répulsion à l'idée de se faire du mal, et que sais-je encore…

L'affirmation "c'est du désespoir [pur]" pour expliquer/qualifier un suicide vaut à peu près autant que toutes les autres, à savoir pas grand chose.

Avatar de eYrAm

Et pour la dernière phrase qui peut prêter à confusion

Ce n'est pas que la personne qui se suicide ne pense pas au mal qu'elle va faire à ses proches

C'est qu'au moment du passage à l'acte ce n'est plus un facteur modérateur

Avatar de eYrAm

Ce que je voulais exprimer c'est que selon moi personne ne se suicide pour le "fun" ou pour volontairement faire souffrir les autres (les personnes qui tiennent à cette personne et auquel elle tient)

Pour ce qui est du fait que ce n'est jamais totalement réfléchi c'est que cela peut être réfléchi mais sous le prisme d'une souffrance ou d'un état qui mène à cette décision

Avatar de eYrAm

Et oui je l'ai déjà envisagé

J'ai également des proches qui sont décédés par suicide

Donc j'ai été des deux côtés

Quand je disais que le suicide était du désespoir pur j'entendais que dans la majorité des cas une personne qui meurt de suicide est désespérée peu importe la cause de ce désespoir

Je sais que parfois il y a des situations autres (notamment dans des cas de délire, etc ...) mais cela reste minoritaire

Je reconnais que j'aurais dû nuancer mon propos

Avatar de Gaël Bonithon

Bah ne vous en faites pas, je suis moi-même souvent trop brusque dans ma manière de m'exprimer/d'intervenir, on fait ce qu'on peut ^^'

Incidemment, je ne reçois pas de notifications en cas de réponse à mes commentaires, ni sur le site ni par mail, malgré tous mes efforts pour essayer de configurer ça correctement. Donc si ça ne se règle pas tout seul, j'ai peur de ne pas faire long feu ici. On verra bien…

Avatar de eYrAm

Je me suis effectivement peut-être mal exprimé

Avatar de C.M. Cardinale

Superbe article. J'en apprecie l'honnetete, l'objectivite. And, of course, it's very sad that Mr. Ransone had had to endure such a degree of pain that he saw no other way out.

Quoique le lien suivant ne soit que vaguement a propos, je voulais faire remarquer le point de vue de deux grands philosophes sur le sujet de suicide, points de vue qui meritent une plus grande audience qu'ils n'en recoivent.

Pour quiconque s'y interesserait:

"On Suicide: Two beautifully reasoned essays by Schopenhauer and Hume"

Two honest and humane opinions on the subject of suicide: one by Schopenhauer (1800s) and one by Hume (1700s).

https://theunexpectedworld.substack.com/p/on-suicide-two-beautifully-reasoned

(Je regrette le manque d'accents dans ce commentaire. Je ne sais pas encore les produire sur cet ordinateur.)

Avatar de Gaël Bonithon

"Ce n’est pas du courage.

Ce n'est pas de la lâcheté.

C’est du désespoir."

Vous en savez rien de ce que c'est, il a même pas laissé de mot si j'en crois l'article du Point (j'imagine que ce serait mentionné sinon). Au passage, le désespoir non plus, n'est ni nécessaire ni suffisant pour passer à l'acte.

Avatar de Dr Michael Sikorav

bonjour, qu'est-ce qu'un mot aurait changé ?

je ne sais pas, bien sûr, ce qu'il s'est passé pour ce patient - je parle à l'échelle de la population, car c'est une préoccupation de santé publique

mais je suis curieux de connaître vos hypothèses sur la force à l'origine du passage à l'acte dans ce cas !

merci

Avatar de Gaël Bonithon

Eh bien, dans un mot on donne potentiellement les raisons de son acte. Après on peut toujours relativiser la valeur de ce qui est dit à ce moment-là (ou à tout autre moment), mais il me semble que c'est quand même un élément à prendre en compte quand il est présent. Ça démontre au moins qu'on n'a pas affaire à un acte purement pulsionnel.

Je n'ai aucune idée sur une quelconque force à l'origine du passage à l'acte dans ce cas ou dans un autre : ça n'est pas parce que je dis que vous n'en savez rien que j'en sais quelque chose. Je constate en revanche que certains passent à l'acte et d'autres non, et cela reste à ma connaissance un mystère.

À titre personnel, je n'ai pas pu passer à l'acte la seule fois où je l'ai vraiment voulu, et je n'ai jamais vraiment su pourquoi. Des pulsions ont failli me faire passer à l'acte, mais elles n'ont pas réussi non plus. Je n'ai jamais trouvé d'explication valable à ce sujet.

Avatar de elisa

Le suicide n´interesse personne. Alors de là à ce que les médias traite le sujet avec humanité, aucune chance. Quand quelqu'un meurt, en se suicidant ou autre, tout le monde se dde pourquoi et de quoi. Il y faut une réponse. C'est tout. Après les gens s´en fichent. Dites à quelqu'un "si ça va pas je me flingue", entre 2 phrases l´air de rien, personne ne réagit. C´est tellement courant. Le suicide n´est pas que pour les gens désespérés, il y a des suicides réfléchis planifiés, des suicides impulsifs, des suicides pour éviter les 20 ans de taule, pour échapper aux conséquences d´une situation....les suicides d´honneur dans certaines cultures. Le mec qui tue sa femme et se flingue ensuite, on est plutôt sur une pulsion destructrice appliqué à l´autre puis à soi. Le suicide mérite un développement bien plus détaillé que votre simple post.

Avatar de Dr Michael Sikorav

"Le suicide mérite un développement bien plus détaillé que votre simple post."

j'ai lu des livres textbook de 1500 pages sur le sujet, c'est pas moi qui vais vous dire le contraire

et c'est le cas pour absolument tous les sujets abordés ici

Avatar de Thierry L

Je n’ai pas vu d’insultes sous votre post.

Pour ma part je me suis placé du point de vue de la victime qui nous dit : « J’ai envie de me suicider parce que j’ai été violé.e. Je me sens sale ».

Si on ne commence pas par valider son propos on n’ira pas bien loin.

Personne n’imagine que vous diriez : « Ce n’est pas une raison suffisante pour vous suicider » ! C’est tout.

APRÈS notre travail commence.

Avatar de Dr Michael Sikorav

Z'etes sur LinkedIn, c'est le plus soft 😁

Avatar de Thierry L

Ah bon ?? Je suis désolé d’apprendre qu’on peut vous insulter pour ce post…

J’ai très bien compris ce que vous vouliez dire.

Je ne lis pas la même chose sur le journal Le Point. Je lis plutôt : l’agression sexuelle peut conduire au suicide. Ce qui semble être vrai (x 3,5). Si tant est que les variables sont indépendantes … Et ce n’est pas le cas.

Avatar de User
Commentaire supprimé
Dec 26
Commentaire supprimé
Avatar de Dr Michael Sikorav

Le problème c'est que la définition est beaucoup plus laxe