10 Commentaires
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Avatar de Thierry L
5hModifié

Bref on ne sait rien à part qu’elle n’a pris aucun traitement efficace contre sa dépression, quelle que soit la pathologie dans laquelle elle s’inscrit. Nomadisme médical ? Cette affaire ressemble à un suicide altruiste tel qu’on peut les rencontrer dans les épisodes dépressifs sévères. Ce n’est qu’une hypothèse.

Avatar de HaveYouHadYour7UpToday?

Faut pas oublier que c’est aussi une affaire de gros sous. Il y a énormément d’argent à se faire du côté des anti-psychiatrie. Peu importe les faits pour eux c’est la faute des médicaments. Et bingo ils viennent vendre des méthodes dites naturelles, hors de prix et nous expliquer qu’il suffit de manger de l’herbe trois fois par jour en faisant des câlins aux arbres.. Il faut aussi comprendre que ce drame a une portée nationale : il fait les gros titres aux États-Unis et ne concerne pas seulement le Massachusetts. Les enjeux financiers sont énormes.

Avatar de ncg_
3hModifié

Pardon pour la question morbide, mais est-ce que les mécanismes pathologiques sous-jacents dans ce type d'affaires sont les mêmes que ceux en jeu dans les infanticides après déni de grossesse par exemple ?

Avatar de Arnaud Ledoux

Dépression endogène du post-partum, premier épisode, chez une femme sans antécédent. Insomnie d'abord, puis anxiété, puis un état plat, engourdi, avec dépersonnalisation. Et par-dessus, treize psychotropes en quatre mois par cinq prescripteurs qui ne se parlaient pas.

Son journal montre une culpabilité argumentée, égodystone, avec conscience du trouble et demande d'aide. Pas de délire de culpabilité, pas d'idées de référence. La bipolarité, elle, est déduite à l'envers depuis l'argument des médicaments : aucun antécédent phasique, rien avant.

Mais on sait qu’une dépression peut basculer en quelques heures vers la sévérité, et un retrait brutal de quétiapine chez quelqu'un qui ne dort plus, ça cartonne l’humeur de façon paroxystique. Le fait que personne n'ait rien vu ne prouve rien : personne n'était là. L'insight se casse avec l’intensification dépressive brutale.

La bipolarité, elle ne sert pas au pénal ; elle sert au civil, parce que sans elle il n’y a pas de faute de prescription. C’est la thèse de la responsabilité médicale qui contamine le diagnostic.

Avatar de Linda Laporte-Bekhaled

Si à chaque fois que j’avais dit à quelqu’un à quel point c’était dur le post-partum après mon 3eme, on m’avait rajouté un traitement médicamenteux j’aurais fait pareil! Heureusement on m’avait plutôt proposé de l’aide humaine

Qui peut prendre le relais d’une jeune maman de nos jours? Pour qu’elle puisse dormir se laver aller aux wc… bref prendre soin d’elle en fait! Je ne vois pas quel traitement psychiatrique aurait pu faire mon ménage coucher et nourrir mes enfants ou alors peut-être un robot IA?

Avatar de Dr Michael Sikorav

Bonjour, oui, j'étais surpris de voir à quel point le post partum est difficile, les femmes sont isolées pendant que les mecs sont au boulot, c'est un désastre

Avatar de genevieve fourel

Que dit-elle des raisons qui l'ont conduitent à se suicider ?

Avatar de genevieve fourel

Ma seule conclusion :

Si ce qui est arrivé à cette femme sur la durée couverte par ces ordonnances est représentatif de ce qui se fait aux US, alors c'est globalement autant le bordel aux US qu'en France en matière de psychiatrie, mais pour des raisons différentes.

Par exemple, il semblerait qu'elle ait vu de multiples prescripteurs, ce qui semble impossible en France (plusieurs mois voire années d'attentes si vous voulez changer de "prescripteur de psychtrope" en France - a moins evidemment de s'en remettre à des généralistes, et encore...).

Avatar de Sophie Guyard

Les prescripteurs américains ont accès à tous les médocs prescrits vu que c’est l’ordonnance qui paye. Je vis aux usa.

Avatar de Ingrid

Et si elle a un personnalité Borderline?