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Avatar de Jenny
May 26Modifié

Est-ce moi ou dans votre paragraphe sur les données de Santé Publique France vous comparez les données en fonction de l'orientation sexuelle des répondants alors que le sujet initial porte sur l'identité de genre, en particulier les répondants "ni hommes ni femmes"?

Je veux bien qu'on interroge la rigueur de ce genre d'études mais là on confond tout, même si on sait que la communauté LGBT au sens large est en moyenne plus vulnérable que la population générale.

Il va falloir peut-être se sensibiliser un peu plus sur ces questions.

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Bah pour le coup, pour avoir fait ces études je trouve que ce qui est proposé dans l'encadré rouge est vachement pertinent... Peut-être que ça va saouler des gens, mais en fait ça reste de la prévention et je trouve ça plutôt important de prendre soin des étudiants en santé.

J'ai fini mon internat il y a seulement 3 ans et pas une seule fois je n'ai été sensibilisée à tout cela, pas une seule fois on ne m'a présenté les dispositifs d'aide et de soutien auxquels je pourrais avoir accès, le seul truc que j'ai eu c'est un unique rdv à la médecine du travail en début d'internat pour regarder si j'étais bien vaccinée. Donc en fait vu que l'on part de 0 sur cette population spécifique tout de même fortement exposée à plein de stresseurs cela ne me parait pas excessif. Peut-être que les 2 facs que j'ai fréquenté étaient particulièrement déficitaires en prévention cela dit, je ne dispose pas d'assez d'éléments pour écarter cette possibilité et comme un témoignage n'a pas vocation de preuve scientifiquement...

Après on s'étonne de retrouver des professionnels de santé qui craquent, n'ont aucune gestion du stress ou émotionnelle, passent leur nerfs sur tout ce qui bougent, se harcèlent les uns les autres, ont l'intelligence émotionnelle de bulots desséchés et j'en passe... Si personne ne leur a jamais donné les clefs c'est assez normal. Moi-même j'étais une buse dans tout ça avant d'aller en thérapie et de l'apprendre. (bon après il est vrai que le système du public est assez maltraitant dans son ensemble donc ça joue aussi, tout n'est pas qu'une question d'individu et de développement de compétences émotionnelles)

Après étant justement spécialisée en prévention j'ai sûrement un biais ^^

Le problème ce n'est pas la prévention c'est comment on la fait et si les personnes responsables des campagnes de prévention font n'importe quoi, sans se baser sur des pratiques ayant fait leurs preuves c'est effectivement ennuyeux.

Sinon plusieurs personnes (et j'en fait partie) vous ont suggéré justement que l'échantillon n'était peut-être pas représentatif de la population (c'est souvent le cas pour ce type de questionnaire auto-administré et volontaire - désolée je n'ai plus les sources de cette info, c'est quelque part dans mes cours). Ce serait bien de tenir compte aussi des réponses intelligentes au lieu de pointer du doigt uniquement les réponses "émotionnelles" et orientées. Vous n'êtes pas le seul de l'internet à être capable de fournir des réflexions qui se tiennent.

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