Ci-dessous la réponse au post que j’ai fait ici. J’invite ceux qui ne l’ont pas lu à le faire, je pense que c’est intéressant. J’y commente un post fait sur LinkedIn par le Dr Pierre Oswald, un psychiatre universitaire, a propos du risque de violence chez les patients atteints de schizophrénie.
Les "modèles" de psychiatrie médico-légale démontreraient que "ça sert à rien de traiter la schizophrénie" ? Cette phrase ne veut malheureusement rien dire. Je vois beaucoup de personnes atteinte de schizophrénie et polytoxicomanes en prison, en tant qu'expert. Les passages à l'acte sont fréquemment liés à des interruptions de traitement. Alors oui si on estime que traiter une schizophrénie c'est prescrire des antipsychotiques sur les phases de décompensation, on risque en effet d'augmenter la récidive, il vaudrait mieux ne rien faire. Mais le traitement de la schizophrénie dans sa globalité (réhabilitation y compris) est essentiel. Le mépris affiché pour le secteur, formulé de manière aussi généralisé, est difficilement supportable.
Je ne pense pas que ça soit envers le secteur - je suis en libéral et je suis très certainement coupable de ne pas faire autant qu'il faudrait et de me limiter aux décompensation (aussi voire surtout par manque de moyen)
Qu’il est difficile et mea culpa d’être dans l’échange et la nuance. Oui ça sert de soigner la schizophrénie mais les modèles de psychiatrie légale ne mettent pas en priorité cet acte de soin comme prioritaire dans la prévention de la récidive.
C’est peut-être dû à une méconnaissance par la psychiatrie légale de la clinique des schizophrénies et de la réhabilitation pour les adultes avec psychose complexe https://www.nice.org.uk/guidance/ng181
Est-ce qu'il serait intéressant et possible d'inviter ce psychiatre à débattre avec vous sur le sujet ?
Pour moi ce serait assurément très enrichissant, d'autant que je n'ai aucune connaissance médico-légale.
Par contre je suis bourré d'a priori qui ne demandent qu'à sauter 🙃
Les "modèles" de psychiatrie médico-légale démontreraient que "ça sert à rien de traiter la schizophrénie" ? Cette phrase ne veut malheureusement rien dire. Je vois beaucoup de personnes atteinte de schizophrénie et polytoxicomanes en prison, en tant qu'expert. Les passages à l'acte sont fréquemment liés à des interruptions de traitement. Alors oui si on estime que traiter une schizophrénie c'est prescrire des antipsychotiques sur les phases de décompensation, on risque en effet d'augmenter la récidive, il vaudrait mieux ne rien faire. Mais le traitement de la schizophrénie dans sa globalité (réhabilitation y compris) est essentiel. Le mépris affiché pour le secteur, formulé de manière aussi généralisé, est difficilement supportable.
Je ne pense pas que ça soit envers le secteur - je suis en libéral et je suis très certainement coupable de ne pas faire autant qu'il faudrait et de me limiter aux décompensation (aussi voire surtout par manque de moyen)
Qu’il est difficile et mea culpa d’être dans l’échange et la nuance. Oui ça sert de soigner la schizophrénie mais les modèles de psychiatrie légale ne mettent pas en priorité cet acte de soin comme prioritaire dans la prévention de la récidive.
C’est peut-être dû à une méconnaissance par la psychiatrie légale de la clinique des schizophrénies et de la réhabilitation pour les adultes avec psychose complexe https://www.nice.org.uk/guidance/ng181