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Avatar de Jenny
Jul 1Modifié

Et dire que le baclofène a une AMM en France pour la réduction de la consommation et non le maintien de l'abstinence, ce qui va pas trop dans le sens de la revue Cochrane.

L'histoire du baclofène et de sa commercialisation pour le trouble de l'usage de l'alcool m'ont toujours laissé dubitative.

Je suis en addicto, je suis assez sidérée à quel point tous les services intrahospitaliers de sevrage laissent les patients sortir avec plein de benzodiazépines mais zéro prescription d'acamprosate, disulfiram ou naltrexone. C'est une perte de chance pour les patients qui sont à risque de rechute, pourtant j'ai aucun problème à reprendre le suivi ambulatoire rapidement et superviser le traitement.

Avatar de Thierry L

Très intrigué par cette réponse. L’effet antabuse du disulfirame n’a tout simplement rien à voir avec l’effet anti-craving attendu des autres molécules (diazepam mis à part).

Avoir assisté à des « cures de dégoût » (sic) dans un hôpital psychiatrique quand j’étais interne il y a plus de 20 ans m’a définitivement éloigné de l’utilisation du disulfirame.

Mon avis personnel est que l’utilisation de l’effet antabuse est une méthode comportementale d’un autre siècle. Existe-t-il des études sur l’efficacité de l’administration d’un choc électrique après chaque verre d’alcool absorbé 🙂 ?

En 20 ans d’exercice libéral, un seul de mes patients a accepté d’avaler son « gardien » chaque matin.

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