Et dire que le baclofène a une AMM en France pour la réduction de la consommation et non le maintien de l'abstinence, ce qui va pas trop dans le sens de la revue Cochrane.
L'histoire du baclofène et de sa commercialisation pour le trouble de l'usage de l'alcool m'ont toujours laissé dubitative.
Je suis en addicto, je suis assez sidérée à quel point tous les services intrahospitaliers de sevrage laissent les patients sortir avec plein de benzodiazépines mais zéro prescription d'acamprosate, disulfiram ou naltrexone. C'est une perte de chance pour les patients qui sont à risque de rechute, pourtant j'ai aucun problème à reprendre le suivi ambulatoire rapidement et superviser le traitement.
Une méta-analyse du JAMA retrouve un NNT de 11 [1-32] pour l'acamprosate dans l'abstinence et 11 [5-41] pour la naltrexone dans l'arrêt du heavy drinking, c'est peut-être pour ça que c'est peu prescrit
Il me semble qu’en alcoologie, aucune méthode pharmacologique ne fonctionne vraiment dans le maintien de l’abstinence. Mieux vaut se tourner vers des groupes de soutien ou des psychothérapies (y compris de soutien individuelles).
Très intrigué par cette réponse. L’effet antabuse du disulfirame n’a tout simplement rien à voir avec l’effet anti-craving attendu des autres molécules (diazepam mis à part).
Avoir assisté à des « cures de dégoût » (sic) dans un hôpital psychiatrique quand j’étais interne il y a plus de 20 ans m’a définitivement éloigné de l’utilisation du disulfirame.
Mon avis personnel est que l’utilisation de l’effet antabuse est une méthode comportementale d’un autre siècle. Existe-t-il des études sur l’efficacité de l’administration d’un choc électrique après chaque verre d’alcool absorbé 🙂 ?
En 20 ans d’exercice libéral, un seul de mes patients a accepté d’avaler son « gardien » chaque matin.
Et dire que le baclofène a une AMM en France pour la réduction de la consommation et non le maintien de l'abstinence, ce qui va pas trop dans le sens de la revue Cochrane.
L'histoire du baclofène et de sa commercialisation pour le trouble de l'usage de l'alcool m'ont toujours laissé dubitative.
Je suis en addicto, je suis assez sidérée à quel point tous les services intrahospitaliers de sevrage laissent les patients sortir avec plein de benzodiazépines mais zéro prescription d'acamprosate, disulfiram ou naltrexone. C'est une perte de chance pour les patients qui sont à risque de rechute, pourtant j'ai aucun problème à reprendre le suivi ambulatoire rapidement et superviser le traitement.
oui, même en tant qu'interne je trouvais l'engouement pour le baclofène un peu étrange
Une méta-analyse du JAMA retrouve un NNT de 11 [1-32] pour l'acamprosate dans l'abstinence et 11 [5-41] pour la naltrexone dans l'arrêt du heavy drinking, c'est peut-être pour ça que c'est peu prescrit
Il me semble qu’en alcoologie, aucune méthode pharmacologique ne fonctionne vraiment dans le maintien de l’abstinence. Mieux vaut se tourner vers des groupes de soutien ou des psychothérapies (y compris de soutien individuelles).
Vous pouvez aussi orienter vos patients vers les Alcoolique Anonyme 😅 ça marche bien plutôt très bien !
Bien sûr, mais c'est important de combiner plusieurs approches.
Oui c'était une "petite pub" pour les AA qui m'ont énormément aidé pour arrêter de boire et pour maintenir mon abstinence.
Très intrigué par cette réponse. L’effet antabuse du disulfirame n’a tout simplement rien à voir avec l’effet anti-craving attendu des autres molécules (diazepam mis à part).
Avoir assisté à des « cures de dégoût » (sic) dans un hôpital psychiatrique quand j’étais interne il y a plus de 20 ans m’a définitivement éloigné de l’utilisation du disulfirame.
Mon avis personnel est que l’utilisation de l’effet antabuse est une méthode comportementale d’un autre siècle. Existe-t-il des études sur l’efficacité de l’administration d’un choc électrique après chaque verre d’alcool absorbé 🙂 ?
En 20 ans d’exercice libéral, un seul de mes patients a accepté d’avaler son « gardien » chaque matin.