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Avatar de Pierre H. Vincke

Je n'étais pas là mais à vous lire on pourrait penser que vous avez imposé un narratif, avec de bonnes intentions cela va sans dire.

One ne sait pas où la patiente en est, on n'a pas d'aperçu du processus de pensée.

C'est toujours porteur d'aller chercher des ressources et d'essayer de les transposer à d'autres situations mais si vous le faites vous même à la place de la patiente :

- l'impact n'est pas le même et votre statut rend difficile d'évaluer le degré d'appropriation par la patiente. On a tendance à être d'accord avec le médecin, au moins devant lui. Vous favorisez aussi un locus of control externe.

- vous prenez une part de responsabilité si la situation se dégrade. Or, les prédictions ne sont que des prédictions et personne ne sait de quoi l'avenir est fait.

Imaginons que l'état de la patiente s'aggrave, vous risquez de créer un sentiment de culpabilité qui pourrait enrtaver le recours aux soins.

C'est difficile de donner son avis sur une situation lorsque l'on a pas tous les éléments mais ce serait les points de vigilance sur lesquels je m'attatderais.

Avatar de Risler

vous semblez très rassurant, valorisant pour la patiente

et c'est certainement ce que j'aurais aimé entendre de votre part à sa place

mais cela n'empêche la déstabilisation casi certaine de la patiente en ce moment même si elle a pu fonder une famille avec des enfants et un mari soutenant et présent.

pour elle et rien que pour elle il me semble qu'un espace où elle puisse se sentir libre avec un professionnel de parler ou pas peut justement lui permettre d'avoir des échanges de qualités, plus ancrés, plus apaisés avec son père durant cette période.

c'est mon humble avis

merci Monsieur Sikorav

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